Avec plus de 13 000 exploitants en France (2015), les VTC sont devenues l’autre alternative aux taxis. Le hic, c’est que dans la capitale, ces chauffeurs privés sont en colère. La raison ? La concurrence, parfois déloyale, entre taxis traditionnels et chauffeurs privés et la baisse des tarifs des plateformes de réservation. Petite explication.

Concurrence sauvage

En juin 2015, les taxis protestaient dans toute la France contre certains services jugés abusifs que proposaient les conducteurs de VTC. En effet, les applications mobiles facilitant l’utilisation des VTC, les chauffeurs de taxis se sont sentis lésés, victimes d’une concurrence jugée sauvage.
Pourtant, en décembre dernier, cette fois-ci, ce sont les chauffeurs de ces voitures de transport qui manifestaient à leur tour pour demander une révision de la législation sur leur activité. Ils protestaient également contre la baisse de leurs tarifs.

En effet, en octobre, certaines plateformes de réservation avaient décidé de réduire de 20% leurs tarifs entraînant la colère de ces chauffeurs privés. Le 18 décembre donc, au départ des grands aéroports parisiens, une opération escargot a (légèrement) paralysé la capitale durant quelques heures.

Révision des contrats et hausse des salaires

Il n’y a pas a priori de salaire pour un chauffeur VTC. Sa rémunération dépend notamment des tarifs imposés par les applications mobiles. Si les tarifs baissent, les salaires sont réduits également. C’est pourquoi, ils réclament aujourd’hui une compensation.
Ces chauffeurs indépendants souhaitent une réelle révision de l’encadrement de leur activité et surtout une tarification plus réglementée. Leurs souhaits ? Un tarif minimum de 15 euros par course et la mise en place d’une rémunération d’au moins 1,5 euro par kilomètre parcouru.
Et si en plus ils pouvaient voir requalifier leur statut d’indépendant à salarié, ils ne seraient pas contre ! D’autant plus que le métier nécessite, tous comme les autres, une formation chauffeur VTC pour acquérir compétences et expériences.

Les conditions pour devenir chauffeur VTC

• En ce qui concerne le véhicule
Ces voitures de tourisme avec chauffeur doivent avoir moins de 6 ans et mettre à disposition du client un véhicule de standing, sûr et puissant (115ch). Il doit aussi être assuré bien évidemment et doté d’une vignette signalant qu’il s’agit d’un VTC.
• Pour ce qui est du chauffeur
Il doit donc non seulement posséder son permis de conduire mais aussi doit avoir suivi une formation professionnelle dans un centre de formation agréé VTC. L’état et certains organismes peuvent d’ailleurs participer ou prendre en charge le financement de la formation initiale VTC.
Au cours de cette formation VTC (250h au minimum), on s’assurera qu’il est apte physiquement à conduire une voiture de transport. Il y suivra aussi des cours théoriques (réglementation en vigueur, prévention et secours civiques, langue étrangère, culture générale…) et pratiques (stage de secourisme et conduite).
Et ce n’est qu’à l’issue de cette formation, qu’il pourra obtenir le précieux sésame pour exercer son activité : la carte professionnelle VTC.